Noël Geay

Noël Geay

Carnet de voyage 2017-2019

Échanger main-d'œuvre contre savoir-faire et accueil.

Soyez le.la bienvenu.e dans ce Carnet de Voyage.
Je suis parti le 30 octobre 2017 à la découverte de la charpente par le biais de l'itinérance à vélo, butinant au gré des rencontres de professionnels et/ou passionnés. Soit dit en passant, je recherche des charpentier.e.s avec qui passer du temps, travailler, échanger. N'hésitez pas à faire passer le mot !

Les articles sont datés et titrés par périodes ou évènements. Plus vous descendrez dans la page plus vous remonterez loin dans le passé... Bonne lecture !

Des suggestions de présentation, des coquilles ? Des contacts à me proposer ? C'est par ici !

Trajets initial et réalisé (vert)

Dernière position enregistrée

Itinéraire initial (dessiné le 26 octobre 2017)

Image du moment

Image du moment.

C'est quand ? C'est où ? Écrivez-moi pour savoir (-:

Je n'ai souvent pas d'électricité, pas d'ordi, ou aucune connexion internet ; les derniers articles sont parfois un peu vieux... Mais j'arrive tout de même consulter mes mails assez souvent, n'hésitez pas à m'écrire !

Passage en Haute-Savoie

Du 15 au 26 décembre 2018

Un aller-retour vers Annecy pour passer dix jours en famille après cette première année de voyage !

La cabane du jardinier - Saint Cirgues de Malbert

Du 30 novembre au 14 décembre 2018

Après un retour en autostop (Merci Xavier, Renard et Tomas !), de retour à Saint-Cirgues pour avancer la construction de la cabane du jardinier. Une petite cabane de quatre mètres carrés qui prend de plus en plus de charme, dans le jardin du château (côté ouest). Une base presque carrée, une ossature de chêne équarrie à la hache, et un toit à deux pans en tavaillons. J'ai le temps d'installer la structure et les lattes du futur lit dans le toit et de terminer celle des fenêtres.

l'École des Renards, deuxième session

Du 21 au 28 novembre 2018

Trait, maquette, cours de dessin, discussions, bons repas, voilà des renardEs heureuXses, enthousiastes futurEs charpentièrEs !

Cap sur le Tarn, hissez les pédales !

Deux semaines pour rejoindre Verfeil sur Seye où se poursuivra l'aventure des Renards. Au programme, deux étapes à Clermont-Ferrand puis au Château de Saint-Cirgues.

Auto-stop vers Verfeil

Mardi 20 novembre 2018

Je laisse mon vélo au château où je reviendrai dans une semaine et file en auto-stop vers Verfeil sur Seye pour la deuxième session de l'École des Renards. Merci à mes agréables chauffeurs !
Arrivée à la "Grande Maison", une maison collective au centre du village accueillant diverses activités, notamment une école de philosophie. Installation de la salle de trait, arrivage des renards, il fait bon se retrouver !

Passage au Château de Saint Cirgues

Du 18 au 20 novembre 2018

Les traveaux en cours sont l'aménagement de la partie "ferme" du château, côtés sud et ouest. Tri de pierres, nivellement de terre, montage d'un mur de terrasse. La nuit tombée, soirées jeux et repas dans la réserve, pièce de vie actuelle.

Samedi 17 novembre 2018

Réveillé par le jour, je saute du "lit" et m'habille vite dans l'air frais de l'aube avant de regarder le soleil sortir de la brume et de l'horizon. Comme la brume monte, je n'essaye pas de sécher mes affaires et rejoins mon vélo pour rejoindre Ben au Château de Saint-Cirgues.
le solail finit par faire sa place, le château est animé par le ronflement d'un motoculteur. Je suis heureux de retrouver ce leiu et ses habitants, de découvrir tout ce qui a changé depuis ma dernière venue.

Dans les volcans d'Auvergne (14-16 novembre)

Vendredi 16 novembre 2018

Jour de montée le long de la vallée de la Santoire. Je pédale vers le col du Pas de Peyrol, juste en dessous du Puy-Mary, le strato-volcan d'Auvergne haut de ses 1783 mètres. Bien que prenant mon temps j'arrive relativement vite.
Plutôt que descendre, je profite de la vue, discute avec les gens de passage. La col est fermé aux automobiles, donc on est en petit commité et c'est agréable. Je rencontre d'anciens voisins de Haute-Savoie, et passe la soiré avec Thomas, Alisée et leur tout-petit fils Timothée.

Après trois montées au sommet du Puy Mary, je décide de dormir à la belle étoile la haut pour surprendre le lever du jour. Le ciel est superbe, bien qu'éclairé par une lune brillante. Je me blottis dans mon sac de couchage, enroulé dans le double-toit de ma tente pour essayer de me protéger de l'humidité, et m'endors en contant les étoiles, reconnaissant de toutes ces plumes me protégeant de la nuit froide.

Jeudi 15 novembre 2018

un peu de soleil pour sécher la tente et c'est parti ! je contourne le Puy du Sancy par le nord-est tandis qu'Anaïs et Jimmy le gravissent, puis roule vers le sud toute la journée.
Quelques pauses mécaniques s'imposent. D'abord un changement de patins de freins avant une grande descente, puis le chamgement d'une chambre-à-air fuyant au niveau de la valve, à la lueur de ma lampe frontale. Il fait nuit, un camping est annoncé dans le prochain village, je prévois de le trouver fermé et d'y bivouaquer en accord avec le voisinage, mais surprise, il est ouvert ! Fatigué, je choisis de payer un emplacement plutôt que chercher ailleurs. C'est ma première nuit en camping depuis plus d'un an de voyage ! Qu'est-ce que j'en retiens ? Le confort d'un sanitaire chauffé c'est bien, mais le choc de température avec l'extérieur est violent et j'ai failli en tomber malade...

Mercredi 14 novembre 2018

Du soleil, cette sensation de liberté qui me vient dans l'euphorie des joyeux départs. Tous les ingrédients sont là pour une belle journée. J'ai eu le temps de réfléchir et de repenser les prochains jours. Au lieu de tracer vert le Tarn et Garonne, j'ai opté pour une traversée contemplative du parc des volcans d'Auvergne.

Aujourd'hui, je monte au-dessus de Clermont, la ville disparait en contre-bas, la rumeur urbaine laisse place au chant des oiseaux et des feuilles dans les arbres. Alternance entre versants suds et nords, parfums chauds de pins sylvestres ensoleillés et humides des cultures de douglas. Je passe un premier col, puis entame une descente par la ville du Mont Dore vers la source chaude Croizat, au bord de la Dordogne. Je plante ma tente au sommet d'un champs et prépare un feu avant d'aller prendre un bain sous les étoiles à 38°C en discutant avec deux nomades, Jimmy et Anaïs, puis passe la suite de la soirée au bord de mon feu.

Clermont Ferrand (11-13 novembre)

Du 11 au 13 novembre 2018

Quelques jours à Clermont Ferrand pour finir mes dessins de l'École des Renards, revoir Cécile, amie rencontrée en Licence Pro de construction écologique à Strasbourg il y a trois ans. Ballade autour du lac du Chambon, galettes et crêpes, tarte aux poireaux, petit tour dans la ville.
La veille du départ, indécis, perdu dans la coordination de mes envies et des prochaines étapes, je décide de rester un jour de plus. Ça tombe bien : il pleut !

Sur la route de Clermont (7-10 novembre)

Samedi 10 novembre 2018

Journée pluvieuse, je ne me hâte pas de partir. Prochaine destination, Clermont-Ferrand, pour oir Cécile, Amie rencontrée à Strasbourg. Il est 14h quand je m'équipe pour ne pas finir en éponge frigorifiée. la route est valloné, arrosée d'épisodes pluvieux et venteux, le tout dans une atmosphère automnale grisounette.
Passages sur des routes trop importantes, sur des chemins, à devoir enjamber la voie ferréée pour traverser une autoroute sous un pont. Toutes les villes et provenances ne se valent pas niveau accessibilité à vélo... Je finis tout-de-même par arriver chez Cécile bien fatigué !

Vendredi 9 novembre 2018

Petite musique, 5h du matin, je plie la tente. Pourquoi si tôt ? Pour décamper avant la rosée ! Je roule vers une trouée de ciel bleu, c'est encourageant !
Milieu de journée, je m'installe dans la médiatèque à Vichy pour dessiner. Puis le soir je rejoins Eric qui m'accueille par Warm-Showers. Voyageur à vélo, créateur. Il a inversé sa maladie de parkinson en pédalant !

Jeudi 8 novembre 2018

Je me réveille avec l'aube. Comme la lumière est éteinte dans l'hôtel où sont mes affaires, je vais boire un café t découvrir le bourg. Le jour se lève. Départ une heure après dans la brume. Les mumières sont magnifique avec l'alliance de la brume et du soleil dans les couleurs d'automne.
Mauvaise surprise, dix kilomètres avant Paray le Monial je découvre que mon itinéraire passe par une voie rapide à accès limité. Merci google... En fin de journée, une pédale qui casse. Ligature de chambre à air et c'est reparti !
Le soir je campe au bord du canal latéral dela Loire, qui accompagne la voie verte. 20h je suis déjà au lit !

Mercredi 7 novembre 2018

C'est le départ ! On s'occupe des animaux, prend le petit déjeuner tous ensemble, danse, et mon vélo est prêt. J'emporte avec moi des bons produits de la ferme, qui contiennent l'énergie qui me portera sur quelques centaines de kilomètres. Je trouve ça beau, de me déplacer avec du fromage (foin, patûre, soleil, eau, chèvres, vaches), du pain (champs, soleil, eau, bois pour le feu), du miel.
Une heure de route au sec et la pluie commence pour ne plus cesser usqu'au lendemain. J'ai perdu mon poncho en avril, alors je superpose à mon T-shirt un pull en laine et un coupe vent plus ou moins étanche. je n'ai pas froid mais mes bras finissent par être trempés. Au moins mes jambes et pieds sont protégés. La journée se termine à Saint Gengoux le National, le long de la voie verte Chalon-Mâcon. Je trouve un pressoir à raisin sous une halle qui fera office de lit à baldaquin, abrité de la pluie ! Comme il n'est que 16h, je vais passer trois heures boire une tisane et bouquiner dans un hôtel pour sécher un minimum. Finalement je laisse les habits à sécher pour la nuit !

Passage à la ferme de Visargent

Dimanche 4 novembre 2018

Presque 18h, sortie d'Auxerre, le soleil se couche, un nouveau trajet en autostop commence pour rejoindre mon vélo à Visargent. Premier chauffeur, Sofiane. Puis Magalie vers Beaune qui m'enmène jusqu'à destination. Me voilà de retour à Visargent, d'où j'étais parti trois semaine avant. Retrouvaille des leiux, des amis, des chèvres. Ca va passer très vite, je reprendrai la route à vélo mercredi matin.

Du 22 octobre au 4 décembre - Le Petit Villars

Dimanche 4 novembre 2018

Le soleil est de retour après une humide semaine. Hier, samedi, nous avons posé les dernières tuiles et commencé à ranger. Le gros de travail étant fait depuis dimanche dernier, cette semaine Pascal m'a proposé de me faire monter sur ces cheveaux. Alors chaque jour je suis monté ! trot enlevé, exercices dans la carrière, galop... Je sens chaque jour l'évolution ! Merci Pascal pour ce beau cadeau.
Ce matin encore j'étais sur le dos de Radieuse. Cet après-midi sonnera l'heure de mon départ.

Mardi 30 octobre 2018

Il y a pile un an j'entamais mon aventure de charpente nomade ! Premiers tours de pédales sur le vélo chargé. Il est resté fidèle, et la route continue, huue !!

Vendredi 26 octobre 2018

Le rythme est là, on a pris le coup. Je me sui bien familiarisé avec le remaniement. Découvrir, changer les liteaux ou les repointer, contrôler, ajouter des chevrons en renfort, puis recouvrir en remplaçant les tuiles en trop mauvais état. Il faut ruser pour brasser le moins possible les tuiles et concentrer les efforts dans l'utile ! Pascal apprivoise la hauteur et défie son vertige. Il y a cinq jour l'échafadage le rendait perplexe, le voila maintenant qui crapahute sur son toit. Bravo !

Lundi 22 octobre 2018

Le chantier démarre. Objectif : remanier la partie la plus abîmée de la toiture en tuiles plates du Petit Villars, avec Pascal, pour qu'il puisse être bien à l'abri cet hiver avec sa famille.
Rassemblement des pièces d'échafaudage et du matériel. On installe l'échafaudage dans l'épendeur à fumier pour gagner un peu de hauteur. Quel look !

Dimanche 21 octobre 2018

C'est dimanche, lendemain de bal et de projection du film "Le Grand Bal" de Laetitia Carton. Je me réveille en douceur à la Rauze dans la roulotte de Brunelle. Départ en milieu d'après-midi après avoir échangé des chansons avec Serge.
Moi qui pensais arriver le lendemain, j'ai voyagé en autostop plus rapidement que jamais et suis arrivé le soir même. Plus de 400 km en deux voitures seulement. Merci Cécile pour le trajet passé ensembles !

Du 15 au 21 octobre 2018 - École des Renards, la rentrée

Et oui vous l'avez bien lu : la rentrée ! En juin prochain je me présente pour passer le CAP de charpentier bois en tant que candidat libre. Et d'ici-là, avec l'Ecole des Renards, on se retrouvera une semaine par mois pour s'y préparer ensemble avec l'aide de professionnels impliqués.
Pourquoi donc les renards ? C'est un clin d'oeil et une renaissance du regroupement des RJLI, les Renards Joyeux, Libres et Indépendants, qui s'est développé au XIXe siècle puis éteint par la suite.

Cinq jours de trait de charpente dans la grange de Rhodes, et un bal pour clotûrer le tout ! Merci à l'équipe des canidés, une belle équipe ! Hâte d'être à la prochaine session !

Du 26 septembre au 13 octobre 2018 - Ferme de Visargent

Nouveau programme !
En roulant vers chez une amie, Scillia, mon roulement de pédalier fait de plus en plus de bruit... Ca devient presque effrayant, quelque-chose ne tourne pas rond là-dedans...
Comme Scillia va aussi au Morimont, je reste donc participer à la ferme de Visargent et nous covoiturerons pour aller danser ! D'ici-là, j'espère que mon vélo sera de nouveau opérationnel.

Vendredi 12 octobre 2018

Après-demain c'est un nouveau départ. J'apprécie beaucoup ce temps passé à Visargent et j'ai choisi de rejoindre la Corrèze en auto-stop plutôt qu'à vélo pour rester encore cette semaine. Je reviendrai comme ça chercher mon vélo en novembre. Récolte de potimarrons, fabrication d'étagères pour la nouvelle cave à fromages. Et ce soir, baignade dans la Seille, sous un croissant de lune avec la lumière rose du soleil couché dans les nuages !
Le Folk au Morimont était une belle aventure. Voyage agréable avec paysages dans le Juras, discussions, chant, pause baignade dans le Doubs "glacé". Et plein de belle musique et de belles danses, la venue surprise de Laurie, les retrouvailles avec les ami.e.s à qui je pense si souvent et que je vois bien peu. Je me réjouis d'aller passer quelques temps au Morimont chez Eglantine et Guilhem pour soutenir leur projet et ce beau lieu !

Jeudi 4 octobre 2018

Ca y est ! Le vélo est réparé ! Beaucoup de chance, je suis tombé au bon endroit. Alexandre, mécanicien vélos sympatique et compétent avait en plus deux roulements pour ma dimension alors que je m´attendais à ce qu´on doive le commander, ce qui aurait demandé bien plus de temps.
Aujourd´hui, 4 octobre, de la peinture de plafond, manutention de bois de chauffage, et j´ai animé un atelier de fabrication de cuillères en bois. Demain c´est le départ pour le morimont !

Dimanche 30 septembre 2018

A la ferme, traite des chèvres, jardin, fromages, cochons, aménagement de la nouvelle étable, on ne s'ennuie pas ! Et chaque matin, un petit temps pour se retrouver, petit déjeuner tous ensemble autour d'une belle grande table et danser ensemble.

21 septembre - 5 octobre, en route vers le Morimont

J'ai quelques jours pour rejoindre le Morimont au Sud de l'Alsace. En chemin, je vais visiter l'entreprise de Jean-Luc Rodot, producteur de paille de seigle.

24 et 25 septembre 2018

9h30, j'arrive au rendez-vous et rencontre Jean-Jacques et Jean-Luc Rodot qui font vivre la petite entreprise de production de paille de seigle. Ils fournissent les chaumiers d'une part, et les artiste pratiquant la marquetterie de paille d'autre part.
Visite des lieux, préparation d'un champs dans le tracteur avec Jean-Luc, puis je propose de peigner des bottes pour les conditionner pour la couverture en chaume. Quoi de mieux que de faire pour découvrir ? Finalement je reste préparer des bottes jusqu'à mardi midi !
Un grand merci à vous deux pour votre accueil, votre confiance et votre envie de partager votre savoir-faire. Je repars avec un grand sourire qui donne chaud au coeur !

Dimanche 23 septembre 2018

Après un passage au marché, je longe la Saône vers Tournus. C'est un chemin de terre venteux, alors les 30 kilomètres paraissent long ! Arrivé, je visite une collection de vélos anciens faite par Michel Grézaud, puis trouve un champs où planter ma tente.

Samedi 22 septembre 2018

Encore deux bonnes heures de discussion chez Alain autour du petit déjeuner. Je les quitte après de doux adieux, direction Autun. Mon pédalier commence à faire de petits bruits et ça ne me plaît guère... A Autun je trouve un magasin de vélo, le mécano resserre le boitier pour enlever le petit jeu, c'est vite fait, à peine quelques secondes. Ca tourne déjà mieux.
Je poursuis jusqu'à Saint-Léger sur Dheune et embraye sur la voie verte, le long du canal vers Châlons.
C'est là que je rencontre Hubert, qui relie son bâteau et sa voiture avec son vélo. Il est Allemand. On entame la discussion, les kilomètres défilent, et je finis par arriver le soir à Châlons, chez une amie Sidonie, alors que j'imaginais m'arrêter dormir bien avant !
Merci Hubert pour la petite bière et merci Sidonie pour ton accueil !

Vendredi 21 septembre 2018

Nouveau départ, nouveau voyage. Le temps est gris, la pluie menace. Je m'apprête à traverser le Morvan.
Vers treize heures je traverse un hameau de la commune de Brassy et c'est alors que j'entends des coups de marteau dans un atelier au bord de la route. Curieux, je vais voir ce qu'il s'y passe et rencontre ainsi Peter. Comme il se met à pleuvoir il me propose un tisane, on déjeune ensemble, et soude un petit trépied pour rendre plus fonctionnel mon petit réchaud à alcool. Une belle rencontre pleine de spontanéïté. Merci Peter pour ton accueil chaleureux !

L'averse passée, je roule encore jusqu'à Montsauche les Settons et dans un café associatif on me redirige vers la maison d'Alain, ancien paysan. Encore une belle rencontre, des échanges intéressants sur les travaux manuels, la vie du pays, le bois.

Du 3 au 20 septembre, chaume en Bourgogne

Pour trois semaines je travaille donc avec l'entreprise corrézienne Art et Traditions du Chaume pour faire un toit à Enthien dans la Nièvre. C'est mon premier toit de chaume en paille de seigle ! Plein de choses à apprendre, et pour commencer, arrêter de dire "roseau" alors que c'en n'est pas. Difficile après un an à manier du roseau...

Jeudi 20 septembre 2018

Ça y est ! le chantier touche à sa fin. Camion chargé, demain c'est le départ ! Pour ma part, ce sera à vélo. Les clients sont satisfaits et nous aussi. Merci Boris et Arthur de m'avoir fait confiance pour ce beau chantier.
J'ai pris beaucoup de plaisir danc cette réalisation. J'ai aussi beaucoup appris et me réjouis à l'idée de poursuivre et perpétuer cette pratique. C'est un plaisir de regarder la maison finie !

Demain, nouvelle étape vers le Sud de l'Alsace. Trajet à inventer, construire. À suivre !

15 et 16 septembre 2018 - Weekend en Morvan

C'est samedi matin, il fait encore frais et j'enfourche pour Grandry, à trentre kilomètre au sud du gîte. La route est cahoteuse mais agréable. Je vais rencontrer Océanne (par WarmShowers), qui a passé sept mois en Europe du Sud-Est à découvrir des éco-lieux et rencontrer des paysans, le tout en vélo avec trois ami·e·s. De bons moments de partage.
Dimanche je présente le chantier avec les voisins puis on va voir un spectacle, "La Petite Fabrique d'Epitaphes". Je finis la journée par une visite de la tuilerie artisanale de Corbigny. Merci Jérémy de partager ainsi ta passion !

Du 7 au 9 septembre 2018 - Les châteaux

Vendredi. Midi sonne, je monte sur mon vélo et c'est parti pour l'Yonne ! le soir, je suis accueilli au village de Perreuse et campe à La Chaume, avec une belle vue sur les immenses champs et le coucher de soleil. Le lendemain, je visite le chantier médiéval de Guédelon, puis roule jusqu'au Petit Villars où la famille de Thomas m'accueille par WarmShowers. Belles rencontre. Le temps passe vite ! Mais je reviendrai donner un coup de main à Pascal pour entretenir son toit et parler voyage à vélo avec Thomas.
Dimanche, je visite le château de Saint Fargeau, puis fais la moitié du chemin retour vers le chantier. Je finirai lundi matin le long du canal de la Nièvre.

Lundi 3 septembre 2018

C'est parti ! Le camion est chargé d'échelles, d'outils, de gerbes de paille. Trois heures et demi de route et je découvre ce nouveau chantier. Une petite chaumière bien charmante qui avait été couverte de tuiles mécaniques. Les clients sont accueillants et c'est un plaisir de travailler pour eux ! Merci Marie-Hélène et Bruno !

Du 28 au 2 septembre, à vélo vers la Corrèze

Dimanche 2 septembre 2018

Visite du château ! Temps indiqué, 45 minutes. J'en sors au bout de deux heures puis discute encore un moment avec le gérant qui est compagnon décorateur.
Je poursuis et finis ma route ensuite jusqu'à Monestier Port Dieu. Mais surpise ! Je m'étais trompé de destination... Je n'étais pas à la bonne chaumière, et au moment de repartir : pshhhhhhh ! La roue arrière se dégonfle. C'est au pied de la valve, la soudure tient mal. Je pose une rustine découpée, et comme par magie les habitants de la maison arrivent et me proposent leur compresseur. C'est qu'avec ma petite pompe de secours je peux gonfler à un bar et rouler, mais quatre bars et demi, c'est mieux !
Encore une petite heure de route et j'arrive pour de bon chez Boris qui m'embauche pour trois semaines de couverture en chaume dans la Nièvre.

Hésitation. Que fais-je de mon vélo, qu'est-ce que j'emporte, vais-je revenir en fin de semaine prochaine ? Finalement, je met mon vélo tout chargé dans le camion. Ma route se poursuivra depuis la Bourgogne !

Samedi 1er septembre 2018

Départ du lac et route jusqu'au château de Val, au bord de la retenue artificielle de Bort-les-Orgues. Sur la route, je fais étape pour une marche afin de découvrir ces orgues, vestiges d'une activité volcanique.
Un boucher fort sympathique m'indique l'adresse d'un camping désaffecté à côté du château. J'y passe la nuit après une soirée rappiècement de pantalon et baignade.

Vendredi 31 août 2018

Matinée calme : lecture dans le café de Soursac avec un café et un croissant, écoutant d'une oreille les histoires du village. Quand je monte sur mon vélo, mes jambes sont de cotton, je tremble. Quand je mange peu le café ne me réussit pas ! Obligé de m'arrêter pour laisser passer.
Je suis l'ancien chemin de fer du Transcorrézien jusqu'à Neuvic, où je trouve pêches, prunes, melon. Ensuite, lac de la Triouzoune. A la recherche des tongues de Baptiste qui est passé là à vélo un mois plus tôt. Disparues. Depuis le temps...
Je passe une soirée agréable au bord du lac. J'ai trouvé sur la route des cannettes et j'en fais un réchaud à alcool. Quand la nuit tombe, J'opte pour la compagnie d'un petit feu allumé juste pour le plaisir de le voir brûler, pour sa présence chaleureuse. C'est la première fois que seul, j'allume un feu désintéressé. Ca me plait. Veillée jusqu'à minuit à lire, écrire une lettre.

Jeudi 30 août 2018

Réveillé par l'aube, je sors le museau de la tente. De la brume danse au-dessus du lac. Je m'éveille un peu puis pique une tête et bouquine un peu. Je médite sur mon étude de numérologie créative récemmet découverte. La solitude n'était plus une habitude, je me sens désemparé, perdu. Rien envie de faire. une sensation que je n'avais pas connue depuis longtemps.
Je plie le campement sans savoir encore où aller, et c'est une pancarte "cascade" qui m'aspire. Je roule, je marche, descends jusqu'aux berges de la Dordogne. Sur le chemin j'observe une limace qui mange un champignon presque entier. Vorace la bête ! Je remonte, et trouve la cascade. un filet d'eau. J'étais dans la lune et je l'ai ratée à la descente. Ensuite je poursuis mon chemin vers Bort les Orgues. Je passe le barrage de l'aigle, puis monte à Soursac où je plante la tente dans un champs.

Mercredi 29 août 2018

Je poursuis ma route juqu'à Argentat puis grimpe jusqu'à Saint Julien-aux-bois pour y visiter les "Fermes du Moyen-Age" de Pierre Gire. Un écomusée reconstituant un village corrézien de la fin du XVème siècle. Atmosphère paisible, visite intéréssante.
Le soir, je dors au bord du plan d'eau d'Auriac, à côté de voisins haut-savoyards en camping-car.

Mardi 28 août 2018

Rangement du campement, réparation du vélo dont une chambre à air fuyait au pied de la valve, préparation de l'itinéraire, récolte de chansons à apprendre. A l'heure du déjeuner je monte sur mon vélo. Au dernier moment, le facteur : je reçois une grande et belle lettre. Il était temps ! Tout le monde est rassemblé à table, pratique pour les au-revoirs. Je roule, rechanrgé d'énergie, chantant, vers la Corrèze.
Fin d'après-midi, je pose mon vélo pour grapiller quelques figues en bord de route et réalise que j'ai oublié ma gourde à Beaulieu sur Dordogne... Par chance je réussis vite à aller la récupérer en auto-stop.
Le soir, campement au bord de la Dordogne. Lessive, bain... Minuit je suis réveillé par un orage. Pluie de galnds sur la toile de tente, le vent gronde dans les arbres, des troncs cèdent sur la rive dans un fracas torturé. Un frêlon se réfugie entre les toiles de ma tente. Je ne suis pas tranquille mais décide après avoir tout mis à l'abri de rester calme dans la tente. Le grand chêne au-dessus de moi et robuste. La tempête finit par passer.

Du 13 au 26 août, Les rencontres charpentesques

Du 20 au 27 août 2018, les rencontres

Dimanche soir, accueil des participants. Le petit cocon que nous étions s'ouvre et se remplit ! Au programme, cinq groupes, six aires d'épures : solivage, poteau-poutres, enrayure, arbalétriers, veaux-pannes cintrées. Les bois étaient sciés sur deux faces et pour une bonne partie équarris pendant la préparation.
Le but de la rencontre, c'est de se retrouver autour d'un chantier pour créer un vivier de partage de savoir-faire, trucs et astuces et passer du temps ensemble, créer un réseau.
Le chantier : construire à la main - sans éléctricité/moteurs - un kiosque en châtaignier à base carrée avec un toit rond de 4m de diamètre. Un vrai défi de chantier pour s'organiser, se passer les informations, modifications, se passer les pièces ! Cinquante personnes pour un kiosque de 20 douze mètres carrés, soit huit personnes par mètre carré...
Les soirs, des temps d'échange, conférences, bibliothèque partagée. En fin de semaine, le solivage et la structure poteaux poteaux-poutres sont levés. Le reste suit dans le week-end, avec le soutien du public.

Du 14 au 19 août 2018, préparation

Une semaine pour préparer l'accueil de cinquante charpentiers à la ferme de la Rauze. Construction de douches, toilettes sèches, signalétique, rangement, aménagement des futures aires d'épures, équarrissage... et baignades à la carrière ! J'ai passé trois jours à construire un double toilette avec Clément, une jolie construction qui restera dans la ferme ensuite.
On est une dizaine pour faire tout ça, les lieux se transforment, c'est chouette !

Retour au vélo !

Lundi 13 août 2018

Ça y est ! Mon vélo est à nouveau chargé, comme à mon arrivée en mars dernier. La sensation de voyage et de liberté que ça me procure commençait à me manquer et je suis tout heureux de pousser sur les pédales dans la grande côte qui part du château. Pause regonflage des pneus, merci Erick.
un peu de grande route sur les premiers kilomètres puis je rejoins les axes de traverse, petites voies où les voitures hésitent avant de s'y croiser. Il bruine, il pleut, il fait soleil. J'ai le temps de sécher plusieurs fois le long des quatre-vingt kilomètres de la journée. Je profite de la route pour chanter et aprendre des paroles sur mon guidon, les yeux butinant le paysage.

Intermède en auto-stop

Du 7 au 12 août, «La cabane du jardinier»

Pour la semaine avec Gustave, charpentier venu passer ses vacances au château, on se lance dans la construction d'une «cabane du jardinier». 4m² au sol, toute de bois équarri, elle servira dans un premier temps de refuge aux toilettes sèches. À un mètre de haut, sous la fenêtre, une couchette pour accueillir les gens de passage lorsque les WC auront trouvé place plus adaptée. Et de l'espace pour ranger les outils du jardin. Bref, une cabane à tout faire !

Jeudi 9 août 2018

Mon petit frère Baptiste me rend visite à vélo ! C'est l'occasion de lui faire découvrir ce lieu qui me devient familier. Dimanche, il repart pour la Belgique cette fois-ci, toujours à vélo.

Lundi 6 août 2018

Journée d'autostop pour aller dans le Cantal. Chemins partagés dans un taxi, avec des randonneurs, à attendre trois heures au bord d'un rond-point sous l'ombre d'un foulard pour ne pas cuire, puis avec Alain qui rejoignait un dîner de famille.
Le soir, j'arrive au château de Saint-Cirgues. Tout a encore changé ! Il y a trois voitures dans l'allée, trois arrivants simultannés. La réserve est transformée : enduits sur les murs, une nouvelle dalle de chaux-sable au sol. Les alentours aussi ont bougé.

Du 18 juillet au 5 août, deux semaines de danses

Presque trois semaines sur les lieux du Grand Bal de l'Europe, festival de musiques et danses folk. Rencontres, partage, beauté, douceur. Tant de moments forts et mémorables dans cet intense évènement !

Du 5 au 18 juillet, Piquage en Ardèche

Dimanche 15 juillet 2018

La moitié des épures sont piquées. En piquant quelques têtes dans la rivière pour me rafraichir les idées. Encore deux jours et c'est un nouveau départ, pour l'Allier cette fois-ci.
Je commence à me languir de mon vélo... Je le retrouverai au mois d'août !

Vendredi 6 juillet 2018

Le chantier reprend, on terrasse les copeaux d'équarrissage pour y installer l'aire d'épure. Demain fabrication de trétaux puis on s'attaque aux sommiers.

Jeudi 5 juillet 2018

Une journée d'auto-stop pour rejoindre l'Ardèche. Merci à tout.es ceux qui m'ont transporté ! en particulier Jean-Pierre, Michel et Marie-Jeanne, Gigi, Marad, Wilfried et Jean-Michel.

19 juin - 4 juillet, Ch. de Saint-Cirgues

De retour dans le Cantal pour deux semaines. Au programme, décaisser le drain de la façade Ouest du château afin d'assainir la réserve qui est de l'autre côté du mur. On trie les pierres pour refeire l'allée et des murs, et la terre pour terrasser le futur potager, deux fois plus grand que l'actuel. Aux heures perdues, un peu d'équarrissage pour mettre à l'épreuve le manche de hache que j'ai refait en robinier.

15 mai - 15 juin, Les bois de Valos

Dimanche 10 juin 2018

Encore quatre jours d'équarrissage. Quelques sommiers, liens, pièces de colombage, et ce sera fini : presque cinq mètres-cubes de bois taillé à la hache. La suite à court terme n'est pas encore bien définie : beaucoup d'envies incompatibles à harmoniser, ça bouillonne dans ma tête !

Vendredi 1er juin 2018

Plus de la moitié des presque soixante pièces est taillée et rangée avec l'aide de Ben, Henri, Lisa, Camille et Guilhem. On poursuit le chantier, toujours dans la bonne humeur, même si l'on aimerait que cesse la pluie. Lecture, baignade dans le Salindre, soirées jeux, coups de mains aux voisins maraîchers, bal folk demain, pas le temps de s'ennuyer !

Lundi 14 mai 2018

Je suis en Ardèche pour un mois chez Laurine et Rémi, rencontrés lors de mon passage à Valousset au mois de novembre. C'est parti pour un mois d'équarissage à la hache. Du châtaignier tombé cet hiver que l'on taille sur la terrasse où il a été abbatu, au milieu de la forêt, dans les terrasses d'une ancienne châtaigneraie.

Bal des bois, Asso. Copeaux Cabana

Lundi 30 mars 2018

A l'occasion du bal des bois je passe une semaine à Pagenal, aux Eyzies de Taillac Sireuil (Dordogne) dans l'aaso. Copeaux Cabana. Une semaine pour transformer l'atelier collectif de charpente en un magnifique parquet de danse.

Au château de Saint-Cirgues

Avril, toujours au château !

Pour les deux premières semaines du mois d'avril, Laurie nous rejoint en woofing ! On attends les beaux jours avec impatience car la pluie Pour les deux premières semaines du mois d'avril, Laurie nous rejoint en woofing ! On attends les beaux jours avec impatience car la pluie est encore bien présente. Pendant les éclaircies, quand le sol est suffisemment sec, on en profite pour avancer le potager : dé-souchage du terrain, préparation du sol, mise en place de palissades pour protéger des poules et des brebis. Radis, carottes, oignons, pois et pommes de terre sont dejà dans la terre et une serre se prépare.
En parallèle, on remonte les murs en pierre sèche et on s'occupe à tailler des ustensiles en bois et des nouveaux manches les jours où il fait trop mauvais.

Suite du mois

Sur le chantier, on poursuit la contruction du futur poulailler. C'est un petit "cabanon" sur pilotis en pans de bois en chêne rempli de torchis, et surmonté d'une couverture en tavaillons de robinier. Il reste à faire cinq chevrons, la porte arrière, le plancher, un tiroir pour le pondoir et un volet d'aération, ce qui nous occupe une bonne partie du temps. Ensuite on le démontera pour le remonter définitivement à sa place.
On s'occupe aussi les jours de beau temps à l'extérieur : terrassement, construction de murs en pierre sèche, et préparation du jardin.

Journée de tournage à la Grange à Gepetto. Je découvre le tournage sur bois et tourne une toupie, un bol et un support pour une future lampe à huile. Un second bol est en cours, à finir la prochaine fois !

Je loge dans une petite caravane le long de l'allée faisant façe au château. En guise de voisinage : trois poules et un coq. Pas d'électricité, de l'eau à la source. Le village est tranquille : trois maisons sont habitée à l'année, mis à part le château.
Le château, de son côté, a été édifié au XVIIIe siècle à l'emplacement d'un ancien château du XIVe. Il est à l'abandon et n'a plus de toit depuis plus d'un siècle. De forme rectangulaire, il est composé de trois niveaux principeaux dont le dernier est en partie sous le toit. Un escalier central à trois quarts tournants, six pièces et quatre cheminées par niveau. Aux quatres angles, des échauguettes étroites, et deux lattrines sur une façade. La maçonnerie est en pierre de taille au angles et encadrements d'ouvertures, et en pierres brutes pour le reste. Par soucis économique, le dernier niveau avait été maçonné à la terre plutôt qu'à la chaux. C'est pourquoi il s'est éboulé après la chute du toit de loses. Il ne reste quasiment plus aucune pièce de bois. Autour du château, comme dépendances, des écuries, une étable surmontée d'une grange, et un fournil.

Comme je n'ai pas de connexion et que je préfère travailler dehors plutôt que quémander une place devant un ordinateur chez les voisins, je vais être assez bref pour la suite, sans détails jour par jour.

Dimanche 11 mars 2018

Pic-nique au soleil, découverte de l'équarissage à la dauloire (sorte de hache assymétrique), puis guidage des visiteurs dans le domaine.

Première semaine

Samedi 10 mars 2018

Encore du soleil. Matinée de fagots puis l'après-midi Ben a fabriqué un balais en rameaux de bouleau et moi un trépieds pour caler la pierre à affûter.

8 et 9 mars 2018

Rangement du bois pour le séchage, confection de fagots pour les branchettes. Les billes bien droites ferons des planches.

Mercredi 7 mars 2018

Journée pluvieuse, on en profite pour se reposer.

Mardi 6 mars 2018

Un grand frêne à quatre troncs menace de tomber sur le château. On l'abat bien que la sève ait déjà commencé à remonter.. Il s'agit de bien viser pour ne pas faire de dégâts aux bâtiments tout proches. Bingo, c'est gagné !

Lundi 5 mars 2018

C'est parti ! Il fait beau, on fini d'enlever les dernières souches et pierres du terrain défriché.

Arrivée au château de Saint-Cirgues de Malbert

Dimanche 4 mars 2018

Petite fatigue de lendemain de bal ...

Samedi 3 mars 2018

D'une journée de pluie, je n'ai reçu que quelques gouttes. Comme mes hôtes de la veille vont au même bal que moi ce soir, je pars léger en leur laissant le gros de mes bagages. J'ai choisi un itinéraire avec beaucoup de chemins et il y a de grosses ornières boueuses et des côtes glissantes. Je suis bien contant d'être moins chargé, le vélo est plus maniable ! Par ici, les routes font de grands détours, alors les chemins me permetteny à la fois de m'éloigner des voitures et d'avoir un itinéraire plus direct.
Ben m'accueille et me fait visiter le domaine, puis on dîne chez le voisin, Pierre, avant que je parte au bal avec lui.

Remontée vers le Cantal

De Montpellier à Aurillac

vendredi 2 mars 2018

À vélo, descente du Dourdou (rivière) jusqu'à la confluence avec le Lot. Je passe par Conques pour découvrir ce village médiéval. Ensuite, je grimpe sur l'autre rive du Lot pour aller jusq'à Prunet où m'accueillent Bénédicte, Richard et leurs enfants.

1er mars 2018

Une journée de recherches en compagnie du poêle avant de repartir. Auto-entreprise, formations, assurances et tout le tralala... Ça prend toujours du temps ; c'est parfois utile.

Du 17 au 28 février 2018

Me voilà chez Rainer à Villecomtal, dans l'Aveyron. C'est un compagnon charpentier allemand que j'avais rencontré l'été 2016 à l'occasion d'un chantier participatif dans les Vosges. Je reste avec lui quelques temps et donne un coup de main sur son chantier actuel.
Dans le coin la terre est rouge ; c'est le rougier. Le sable est rouge, les vaches sont rouges... et la pierre des maisons est rouge aussi. C'est dépaysant mais agréable à mon goût. Avec des ardoises bleues le paysage est tout coloré !
Côté chantier, il s'agit de la rénovation d'une maison ancienne, à l'abandon depuis les années 40. Isolation par l'intérieur du toit et des murs en ouate de cellulose, mise en place de cloisons, pose du frein vapeur, des panneaux de laine de bois qui seront les supports pour l'enduit terre.
À l'occasion d'un stage à la forge des Ateliers du Geste j'ai fabriqué un nouveau compagnon de voyage : mon premier ébauchoir.

Vendredi 16 février 2018

Je charge mon vélo, la pluie cesse. Quelle chance ! La destination c'est Campuac, pour y rencontrer Paul et Monique. Sur la route je fais halte à Palmas pour regarder l'église. Une habitante m'invite à déjeuner. Dommage que je n'aie pas faim ! Je m'arrête ensuite à Bozouls pour pique-niquer sur le promontoir découpé par la rivière du Dourdou. L'endroit est agréable et le Soleil au rendez-vous.
Paul voyage à vélo chaque printemps depuis bientôt 20 ans. Sa grange est un musée du vélo ! On passe la soirée à discuter de livres, de charpente, de voyages, puis je repars le lendemain midi.

du 12 au 15 février 2018

Il y a deux petites cloisons à monter, une enquête sur une infiltration d'eau à mener, le réseau électrique en cours d'installation. Quatre jours de chantier aux côtés de Mickaël, Virginie et les enfants Lilou et Iris. Je me sens fatigué comme si une maladie me poursuivait depuis une semaine. Jeudi elle semble me rattraper. Je me repose bien et m'enfuis en reprenant mon vélo chargé vendredi matin.
Un grand merci à Virginie et à Mickaël pour leur accueil. Je me suis vraiment senti bien, intégré, à l'aise, et si j'ai failli tomber malade c'est que corps et esprit y était en totale confiance !

dimanche 11 février 2018

Départ ce matin pour une journée grise de montée. Il bruine sans cesse. Dommage, au réveil de beaux flocons dansaient dans l'air. Mais il y a un redoux et même à 1000m d'altitude sur le plateau du Lévézou où je passe, il pleut. Cependant, malgré cela je suis en pleine forme pour pédaler. Je me sens plein d'énergie contrairement aux jours précédents où je fuiais la maladie. Repas de midi à Saint Léons dans un arrêt de bus en bois protégé du vent. Il y a des fenêtres : une vraie petite maison ! En coupant mon œuf dur je découvre qu'il a deux jaunes à l'intérieur. Miam. Le départ est apprécié ensuite parce qu'en arrêtant de pédaler le froid commençait à se faire envahissant.
Au loin, une masse noire rectngulaire et imposante encadre la route. Un manoir hanté ? Non, une haie de bocages. Le houx la composant est d'une impressionnante densité, et en plus de fermer les prés, il protège la route du vent et des congères. Astucieux.
Plus je monte plus la neige tient, mais il pleut toujours. Par moments le vent souffle fort et fait claquer mon poncho comme une voile de bateau. Le brouillard voile et dévoile le pays. À Beauregard je m'arrête pour contempler la table d'orientation. Apparement la vue porte presque jusqu'à Aurillac ! Je ne l'aurais pas deviné dans cet air blanc et cottoneux.
15h30, j'arrive aux Jardins du Mercié où Virginie et Mickaël cultivent des plantes médicinales. Ce sont eux qui me reçoivent dans leur yourte. Demain je resterai pour aider mickaël aux travaux de leur futur atelier.

Samedi 10 février 2018

C'est parti, quelques collines puis j'attaque la descente vers Millau. Je découvre la vallée de la Dourbie en contrebas et le viaduc qui marque l'horizon. Arrivé dans la ville, je hasarde au long des rues. Pour être un moment au chaud et rencontrer des habitants je me mets en quête d'un coiffeur. Finalement, je poursuis la découverte de la ville et choisis d'y rester dormir.
En faisant quelques provisions pour m'aventurer dans l'Aveyron, je rencontre Marie, en route pour apprendre à faire du pain. En fin d'après-midi c'est Marie-Christine qui m'accueille dans sa petite maison, sur le flanc du Causse Noir, d'où je contemple le coucher de soleil sous le viaduc.

Jeudi 8 février 2018

Ce matin il fait froid ! Heureusement, pédaler réchauffe et j'ai de quoi bien m'habiller. J'ai choisi de faire une petite étape de 40 kilomètres pour récupérer de la veille. Je fais un détour par le village médiéval fortifié de la Couvertoirade. Ce n'est pas la pleine saison : touristes et boutiques ne sont pas là. Mais ça n'enlève rien au charme du lieu. À deux reprises je prends peur : des pancartes "route barrée à 3km" se dressent devant moi. Finalement pas d'obstacles majeurs : c'était juste pour limiter le traffic sur les congères qui se forment entre les passages du chasse-neige.
Sur la route, peu avant d'arriver, je rencontre Yoann, couvreur du Larzac, qui me donne quelques contacts au cours d'une joyeuse discussion. 15h20, arrivée à Saint Martin du Larzac. Ce sont Chantal et Thomas qui m'accueillent. Pour finir la journée, après un repas, je vais avec eux à la bergerie où ils s'occupent d'un peu plus de deux-cent brebis laitières. C'est la période de l'agnelage. Les brebis mettent bas : au moins vingt naissances par jour, souvent des jumeaux, parfois des triplets. C'est la première fois que j'assiste à une naissance. Je resterai aussi demain pour aider comme je peux, et je reprendrai la route samedi.

Mercredi 7 février 2018

C'est parti. La patience est récompensée : ciel dégagé, soleil, le temps idéal ? Je roule de montpellier à Gignac. Sur la route, un boulon de ma potence se dé-serre. Comme je passe devant un garage automobile, j'y fais halte pour emprunter une clé et régler le problème. Le garagiste, fort aimablement, a serré lui même la potence. Suite à une fatigue plus forte que mon réveil je suis parti deux heures plus tard que prévu ce matin ; une petite appréhension se cache dans mon ventre. Je n'ai aucune envie d'arriver à pas-d'heure chez mes hôtes... Au fur et à mesure que la journée avance, le vent souffle de plus en plus fort. je roule lentement, heureux d'avoir des petites vitesses pour lutter contre les éléments mais frustré de mouliner sur le plat voire même dans la descente. Une fois la plaine traversée, je passe la commune d'Arboras. Derniers Grenadiers, début des reliefs, changement du paysage et du climat. Dans un premier temps j'apprécie les montagnes qui me protègent. Doucement. Je progresse doucement. À mon rythme, aspiré tantôt par la vue qui se déroule sous mes yeux, tantôt par le flux de mes pensées.
Le ciel est maintenant voilé, le vent se fait plus fort. D'ailleurs j'arrive au Col du Vent, qui m'ouvre la porte sur le Causse du Larzac. Depuis deux heures l'hiver se fait de plus en plus présent. De quelques stalactites dans les infractuosités rocheuses, je passe à un tapis blanc de neige. Jusqu'à Saint Pierre de la Fage j'apprivoise le décors Caussien. Puis mon chemin se retrouve face au vent. Plein Nord, presque tout droit. D'abord la route est sèche. J'alterne moulinage et marche en poussant mon vélo. Il fait bien froid, en négatif sans doutes. Le vent cogne contre mon visage. Il décolle et porte la neige, formant des congères qui ne sont plus praticables à vélo. Alors je marche, je pousse. Dans les bourrasques, si j'arrête de pousser et serre les poignées de freins, mon vélo glisse sur le sol et part doucement en arrière. Décourageant. Encore une dizaine de kilomètres. Mais au moins une heure et demie pour arriver au village du Caylar où m'attendent Françoise et Hubert. Quel soulagement de me sentir accueilli et de me réfugier au chaud dans leur maison !
Bien qu'épuisé, j'ai passé une belle soirée à parler de voyages, d'itinéraires, et du festival de voyage lent, le Roc Castel, qui est organisé chaque année dans le village chaque année dans le village entre autres par Hubert et Françoise.

Lundi 5 février 2018

Je me sens d'humeur fiévreuse aujourd'hui. Pas de douleur particulière mais la tête dans un ferme étaux. La pluie tombe, trombes. Si je ne peux me réjouir pour voyager à vélo, je pense aux arbres et à toute la végétation qui attendaient cette eau précieuse.
Demain, beaucoup de pluie encore. J'attends de voir si la fièvre passe et dès que le vent est bon je reprends la route pour le Cantal direction Saint Cirgues de Malbert, au Nord d'Aurillac. Un bon tronçon de presque trois-cent kilomètres. Ça semble peu mais sur une telle distance à vélo tellement de rencontres et de surprises peuvent arriver... La distance est très relative !

1er janvier, nouvelle année, nouveau départ

Rebondissement sur la côte Méditerranéenne

Du 22 au 31 janvier 2018

C'est lundi et je me lève de bon matin pour aider au rangement du site des Trad'Hivernales. Ces trois jours ont été riches en rencontres, dans la danse et en dehors ! C'est ainsi que je pars pour une nouvelle étape, Montpellier, où je suis accueilli par Carmen.
Je découvre la ville et en profite pour mettre les pieds au Vieux Biclou, un atelier vélo, puis pour piquer une tête dans la mer. Ce n'est pas tous les jours que j'en suis si proche, encore moins à vélo. Et surtout... qu'est-ce que j'en avais envie ! Le Soleil sur la peau nue, la sensation de bien-être en sortant de l'eau fraîche, l'amusant contraste entre baigneurs et promeneurs emmitouflés.
Juste avant de quitter la ville, mon amie Eva me rend visite pour la fin de semaine.

Poursuite de la route... et du soleil

Du 19 au 21 janvier 2018

Pour la fin de semaine, je roule jusqu'à Sommières où depuis plus de vingt ans ont lieu les Trad'Hivernales, un grand rendez-vous annuel d'amateurs de bals-folk. En avant la musique !

Jeudi 18 janvier 2018

Réveil en douceur dans une fraîche et agréable chambre. Ben a émergé et va bien mieux ! Déjeuner dehors au soleil, balade dans les hauteurs de Saint-Jean, préparation d'une tarte à la carotte pour le dîner.

Mercredi 17 janvier 2018

Ce matin je remonte sur mon vélo pour aller passer un peu de temps à Rouveyrolles, avec Christophe et Carole. Déplacement du parc des brebis, déjeuner, nettoyage de la petite bergerie. Merci pour cet échange en toute simplicité !

Je poursuis ensuite la route en longeant le Gardon de Sainte-Croix pour aller à Saint-Jean du Gard rendre visite à Ben.
Ben s'est lancé dans la charpente il y a deux ans. Son enthousiasme a participé à la naissance mon projet de voyage. J'arrive en fin d'après-midi. Pas de chance, Ben est malade : cloué au lit.

Première semaine, improvisations en nuances de gris

Du 11 au 16 janvier 2018

Jeudi matin au ptit déj' on me propose de donner un coup de main pour la fin d'un chantier dans le village. d'une tisane à une nuit c'est finalement une semaine que je reste ! De très belles rencontres, au travers de cette région que je ne connaissais pas. De grands et «chalheureux» mercis à Papaille, Flo, Jean-Marc, Mélanie, Christian et tous ceux qui ont été présents durant cet agréable et nourrissant séjour.

Mercredi 10 janvier 2018

Ce matin quand je décide de me lever la pluie fait de la musique sur la toile de ma tente. Je plie le lit, prépare tout, et saute dehors dès que les gouttes cessent. C'est tout mouillé, mais c'était déjà prévu avec la rosée et la condensation. Dans la journée je passe le col de Banette, le col de Jalcreste, le village de Cassagnas, puis j'arrive devant la pancarte toute repeinte avec inspiration de Saint-Martin de Lansuscle. En traversant le village je demande ma route. Des habitants me proposent de boire une Tisane. J'entre pour ne finalement pas reprendre la route : Florence, Manolo, Inouk et Pascal m'accueillent pour dormir !

Mardi 9 janvier 2018

Après les cinquante kilomètres de montée de la veille, c'est une petite étape qui s'annonce. Je descends jusqu'à Génolhac, rejoins le village de Vialas, puis m'arrête là pour planter la tente dans un terrain de jeux pour enfants, sous les conseils de promeneurs locaux.
Là j'ai rencontré Rosalie et Olivier qui m'ont proposé une tisane dans le futur cyber-café du village.

Lundi 8 janvier 2018

Réveil à sept heures, 8h les sacoches sont prêtes ! Il pleut. Le temps n'est pas encourageant, et les prévisions non-plus... Une semaine de gris et de la pluie au moins jusqu'à demain midi. Je charge mon vélo pour profiter de la première accalmie, puis comme mon bouquin est rangé dans une sacoche je n'ai plus rien à faire. j'endosse mon poncho, mon pantalon de pluie, et me lance.
Quelques kilomètres quand même avant d'avoir les pieds mouillés, mais pas beaucoup. Je vais d'abord aux Vans puis continue à remonter la rivière du Chassezac jusqu'au lac de Villefort. Pluie, pluie, pluie, sans répit. C'est une belle inauguration pour le poncho ! Une fois au lac, encore un petit effort, cinq kilomètres pour m'élever jusqu'au petit village de pourcharesse où Julie (trouvée via Warmshowers) m'a accueilli. Quel délice que cette soiré au coin du feu et cette nuit au sec !

Du 16 au 31 décembre, pause hivernale

Trois jours de danse réveillonnants

Du vendredi 29 au 31 décembre 2017

Trois jours sur les parquets de Châtillon en Diois pour me chauffer le cœur avant de reprendre le vélo.

Un nouveau cocon pour l'hiver

Lundi 18 décembre 2017

Pour affronter les montagnes en toute tranquilité à la nouvelle année, voila un douillet cadeau que je me suis fait ! Un sac de couchage avec une limite de confort raisonnable par rapport à mon programme (-20°C). J'ai dormi dedans avec un sac à viande isolant pour voir si à 15°C ce n'était pas trop chaud. C'était tout juste. À 20°C sans sac à viande ça devrait aller !

Bal'hivernal en chemin à Grenoble

Samedi 16 décembre 2017

Sur le chemin du retour, en covoiturage, petite pause à Grenoble pour le Bal'hivernal, puis visite dans mon ancienne cité U, le Rabot. L'atelier vélo que j'y avait lancé est toujours bien vivant, une belle surprise !

Du 9 au 15 décembre, le Hameau des Buis

La semaine au hameau

Vendredi 15 décembre 2017

Le matin, mission bois avec Mickaël. On part charger la remorque de chutes de taille de robinier, et pas de chance : une épine fait irruption dans un des pneus de la voiture et le cric est cassé. Avant avant midi tout est réglé et le bois déchargé. D'ailleurs il reste du temps pour pailler des plate-bandes du jardin de broyat de robinier.
L'après-midi, déplacement de terre pour un jardin et repair-café à l'école, puis petit déménagement chez Lison qui accueille mon vélo chez elle pour la pause hivernale. (J'ai encore quelques rendez-vous à régler avant de pouvoir vraiment m'éloigner de ma terre d'enfance... Et surtout ça fait toujours plaisir de retrouver les amis et la famille au chaud pour la fin d'année !)
Un grand merci pour l'accueil et les agréables discussions !

Jeudi 14 décembre 2017

Arrivée au Fournil des Buis à 5h le matin à vélo pour la fournée du jeudi. Pesées, pétrissage, façonnage, enfournage, il fait chaud auprès du four à bois ! En deuxième moitié de matinée, je joue l'interprète en Italien pour une réunion.
L'après-midi c'est Atelier-Vélo à l'école. Avec Antoine (parent d'élève), Arthur (bénévole) et des citoyens de l'école, on a remis quelques vélos sur roues. Et pour bien finir la journée, une belle soirée à discuter au coin du feu avec Arthur et Simon, voyageur-permaculteur qui est arrivé à pieds le matin même.

12 et 13 décembre 2017

Mercredi, un peu plus gris. Une journée passée à bouquiner et avec les enfants, Andy et Angello.
Mardi, virée matinale pour réapprovisionner le garde-manger, bricolage pour ré-installer une chaîne stéréo et câbler des prises téléphoniques. Que de soleil aujourd'hui ce mardi, ça donne le sourire !

Lundi 11 décembre 2017

Première journée au Hameau. Réparation de secours d'une fuite d'eau dans une yourte, aide à l'atelier de menuiserie pour seconder Lison qui est en service civique, traduction de français à italien pour aider les échanges avec les deux jeunes en Service Volontaire Européen, puis pour bien finir, présentation illustrée sur le lac Baïkal en Sibérie. Une journée bien chargée.

Trajet, arrivée et visite

Samedi 9 décembre 2017

Chargement des bagages, re-gonflage des pneumatiques, au-revoirs chaleureux, mélange entre la joie de ces belles rencontres et l'euphorie de ce nouveau départ. Bonhneur de retrouver ma selle après longtemps, ma monture chargée et complice, l'air sur le visage dans la descente. Les sensations m'envahissent pour me rappeler que je suis en voyage.
La route descend plus que ne monte et vite j'arrive au Hameau des Buis où je casse la croûte avant une visite.

Je découvre ce lieu qui m'avait invité par plusieurs biais dont David, qui a participé à sa construction. Rencontre de quelques habitants, présentation de l'école démocratique la Ferme des Enfants, visite des costructions, murs trombes, isolation en paille et enduits terre, agencement des bâtiments. Les résidents prennent à coeur de connaître les principes bioclimatiques à l'origine de leurs habitations.

Le soir, je suis accueilli non loin de là par Meyriem, Gilles et leurs enfants.

Du 10 novembre au 8 décembre, chez David et Elodie

La maison de David et Elodie

Du 5 au 8 décembre 2017

Dernière phase de cette session de chantier, on finit l'ossature et le remplissage de la dernière cloison en bois et paille.

Du 27 novembre au 1er décembre 2017

Fin de pose du lambris en peuplier, mise en place de l'isolation en fibre de bois et du plancher flottant en OSB. Une belle surface utilisable et séparée de l'étage inférieur en attendant le plancher en châtaignier. Samedi, après un grand ménage de chantier et une déco accueillante pour la soirée folk "minibaliste" organisée à la maison, ce sera un douillet dortoir.
Avec Julien, ami charpentier de passage, on a amménagé le chemin menant à la porte d'entrée avec des marche en rondelles de châtaignier prises dans de la pouzzolane. Ça donne un petit air, entre guillemets, de jardin zen.

22 et 23 novembre 2017

Tout le peuplier est prêt à poser, trié par taille, alors on s'y attaque. Ligne par ligne avec Mathieu puis Elodie, la surface se remplit !

20 et 21 novembre 2017

Tous ensemble, on prépare des planches de peupliers pour les poser en lambris sur les solives. Coupe, délignage, ponçage, chanfreinage des arêtes pour l'esthétique et limiter la prise au feu. Par dessus viendront 6cm de fibre de bois, des panneaux flottants d'OSB, une couche de sable puis un parquet de châtaignier sur lambourdes.

Du 13 au 18 novembre 2017

Quelques jours pour monter les ossatures de deux cloisons et les remplir de paille. Comme on sépare le lieu de vie d'un atelier, l'isolation phonique a son importance : la paille est prise dans une double-ossature afin que les deux parois n'aient pas de contact direct "en dur" entre elles.

La soirée «minibaliste» de Valousset

samedi 2 décembre 2017

Après une journée de préparatifs pour transformer la cave en taverne et la maison en parquet de danse, les convives commencent à arriver pour danser et chanter jusqu'à tard dans la nuit, avec un bal animé par la chanteuse et accordéoniste Laure Puech.

Vannerie, balade à cheval et spéléo.

Mardi 28 novembre 2017

C'est parti pour une visite accrobatique des deux premières salles de l'Aven d'Orgnac, en descendant au bout de cinquante mètres de corde par l'entrée naturelle du réseau. Merci à Stéphane, Christian, Camille, Julien, Elodie et David pour cette aventure !

25 et 26 novembre 2017

Samedi, stage de vannerie animé par Elodie, on a fabriqué des mangeoires pour oiseaux. C'était un beau projet pour tresser mes premiers brins d'osier.
Dimanche promenade à cheval avec Laurine et ses juments, Pilpil et Quinoa, au travers des Calades environnantes (chemins de pierres reliant les villages et hameaux).

Weekend festif et balades

18 et 19 novembre 2017

Petite grimpée au Col du Merle au dessus de la maison, remontée de la rivière du Salindre de rocher en rocher, préparation de crème de marrons et bal folk le samedi soir. Dimanche, c'est les cinq ans de Nino, petit homme de la maison !

Castagnade de Joannas et bal des bergers

Samedi 11 novembre

Les Castagnades dans le coin, c'est une fête des châtaignes qui a lieu chaque weekend dans un village différent. Aujourd'hui,c'est à Joannas. Produits artisanaux, marché de producteurs et créateurs, concours d'épluchage de châtaignes ... et surtout une occasion pour se retrouver entre amis et voisins.

Ce soir on remplit la voiture pour aller au bal des bergers. C'est amusant de retrouver les visages connus des festivals et bals du petit monde du trad dans leur pays.

La clède de Fred

Mardi 14 novembre 2017

Comme il pleuvait hier, on en a profité pour attaquer le chantier de la maison de David et Elodie. Aujourd'hui le Soleil est revenu ! On repart chez Fred. Planter le ciseau dans le châtaignier pour la taille des dernières pièces, mise à blanc, derniers ajustements, levage ... C'est dressé, "Waow ça biche !", tout beau pour la fin de journée ! Ca mérite un bon apéro !

Vendredi 10 novembre 2017

Aujourd’hui, chantier avec David qui (charpentier) et Fred, tailleur de pierre, pour avancer le piquage et la taille de la charpente d'une pergola qui viendra devant la clède (petite maison ardéchoise en pierre) de Fred. J'ai beaucoup appris, la journée est passée vite ! Fred nous a préparé de délicieuses assiettes pour le déjeuner. La suite du voyage se décale de trois semaines pour faire de la place à un séjour en cette heureuse compagnie.

Arrivée à Laboule

Jeudi 9 novembre 2017

Je suis arrivé ce soir à Laboule dans la grande maison en pierre, paille et bois de David et Elodie. C'est Yogan de CopeauXcabanA qui est à l'origine de cette belle rencontre.
Depuis la petite route grimpant au hameau, on la remarque déjà qui à la fois surplombe le paysage et se fond dans le village, avec une grande fenêtre logée sous une intrigante arche de pierre.
Un magnifique accueil avec de nombreux invités autour d'un joyeux festin terminé en samba !

Du 5 au 9 novembre, de la Drôme à l’Ardèche

Le plateau d’Ardèche

Jeudi 9 novembre 2017

Ce n'était pas anticipé, mais les routes sur lesquelles je comptais pour progresser vers le sud du plateau ardéchois ne menant qu'à des maisons inhabitées en saison froide, elles n'étaient pas déneigées. Alors les cinquante kilomètres que je comptais faire aujourd’hui ajoutés à ceux des détours faits la veille, j'avais peu de chance de les parcourir dans la journée et d'arriver plus bas, à l'abri du froid pour la nuit.
Hélène m'a emmené en voiture par les grandes routes jusqu'à Lanarce, depuis où j'ai passé quelques cols avant de descendre de 1000 mètres d'un coup ! Ça m'a tout refroidi les jambes et la petite côte de la fin a été dure au début !

Mercredi 8 novembre 2017

Je continue de monter pour arriver sur le plateau d'Ardèche jusqu'à 1400 mètres d'altitude. C'est blanc, froid, désert, mais surtout beau. J'ai rencontré un ancien qui m'a fait visiter sa "cabane de genet", une petite grange couverte en chaume avec du genêt. A ma grande surprise, le genêt résiste mieux exposé au nord car il aime l'humidité. C'est tout le contraire du roseau utilisé sur les toits de chaume modernes !
Après m'être un peu égaré, je me suis retrouvé à la Chartreuse de Bonnefoy, près du Béage. Ce sont Hélène et Lionel qui m'ont accueilli pour la soirée et la nuit dans cette grande bâtisse en pierre et couverte de loses, accompagnée de l’impressionnantes ruine d'une église, le tout âgé de plus de trois siècles.

Arrivée en Ardèche

Lundi 6 novembre 2017

Je prends la Dolce Via puis remonte la rivière du Talaron et arrive au hameau de Jouanvins chez des amis, Sylviane et Marcus en fin d’après-midi pour y passer la journée de mardi. Il y a des châtaignes partout et ça me fait tourner la tête ! je commence à remplir mes poches avec les trouvailles des bords de chemin.

Dimanche 5 novembre 2017

Après deux supers bals la semaine dernière, je retrouve mon vélo et enjambe le Rhône pour m'enfiler dans la vallée de l'Eyrieux. Le soir, j’ai rencontré Annie et Kakou qui m'ont accueilli chez eux.

Du 30 octobre au 3 novembre, c’est le départ !

Arrivée à Eurre avec un jour d’avance

Vendredi 3 novembre 2017

Chantier «surprise» avec Michel et son équipe, pour la rénovation d'appartements et la pose d'un toit en bacs acier. Le soir même, premier bal du festival automnal d'Eurre où je reste jusqu’au 5 !

Jeudi 2 novembre 2017

Après Saint Gervais, reprise de la descente de l'Isère jusqu'à Romans sur Isère, puis je file vers le Sud pour arriver à trois kilomètres de Eurre, mon premier point sur la carte. Comme j'ai un jour d’avance, je regardé sur le site Warmshower s'il n'y a pas quelqu'un dans les environs, et bingo !
C'est ainsi que je suis arrivé chez Aurélie et Michel, qui par un heureux hasard travaillent tous deux dans la construction. Une bonne douche, une belle soirée à discuter. Demain je pourrai découvrir le paysage, car à mon arrivée il faisait nuit.

En route à travers la chartreuse !

Mercredi 1er novembre 2017

Je traverse la Chartreuse par les Échelles pour redescendre à Voreppe puis longer l'Isère jusqu'à Saint Gervais, où je me suis cuit une compote avec des pommes sauvages récoltées au bord de la route. mon petit réchaud en cannette a fonctionné du tonnerre !
Deuxième nuit en tente. Avec mon duvet ça reste confortable mais c'est presque juste. Je devrai peut-être opter pour un nouveau duvet si ce n'est pas convenable dans le temps.

Mardi 31 octobre 2017

Ce mardi commence par une belle descente jusqu'à Seyssel. On a sauvé quelques noix de l'abandon sous le noyer d'un cabinet de notaire, longé les rives du lac du Bourget, échangé une selle à la Vélobricolade de Chambéry, puis grimpé les premières côtes de la Chartreuse pour profiter du panorama sur le lac et les montagnes.
À l'occasion de cette soirée d'halloween, nous avons toqué aux portes pour planter la tente sous un arbre, dans un jardin. Ce sont Suzanne et Maurice qui nous ont chaleureusement accueillis et avec qui nous avons passé la soirée. Ils ont même osé goûter à notre plat de millet aux orties, lentilles corail et ail préparé la veille.

Premier jour, le programme change déjà

Lundi 30 octobre 2017

Derniers au revoirs qui se mêlent à l'envie de partir. Ce n'est pas un départ que j'ai l'impression de faire mais plein de départs successifs. À chaque fois, un tour de pédales m'éloigne un peu plus du quotidien, des paysages familiers, des proches.
Ce soir, je reste finalement à 40 kilomètres du point de départ, dans la nouvelle maison de ma cousine et de son mari qu'ils commencent depuis quelques semaines à rénover. Je risque bien de faire un crochet dans quelques temps pour venir les aider. C'est une vieille et belle bâtisse, il y a tout à refaire, mais qu'est-ce qu'on y est bien ce soir avec une soupe aux orties mijotant sur la cuisinière à bois ! Merci pour l'accueil !

Pour les avides de détails techniques, petite pesée approximative du vélo chargé au départ : 50kg. Je vous préviens, les kilomètres, les dénivelés et tout ça ... vous n'allez pas beaucoup en entendre parler. Encore faudrait-il que j'aie un compteur !

Avant le départ

C'est presque minuit et je pars demain, au lit !

Dimanche 29 octobre 2017

Le départ, c'est pour demain. Alors maintenant que tout est prêt il est encore temps de profiter de cette dernière nuit dans mon lit, avec cette sensation nouvelle. Partir, dire au-revoir sans savoir quand sera le revoir en question.
Cet après-midi, toute la famille vivant à proximité était conviée pour le pot de départ, après avoir assisté à une présentation illustrée du voyage. Maintenant seulement que tout le monde est parti, que les bagages et préparatifs sont finis, je réalise que c'est demain que je pars.

Pot de départ

Ce sera la veille du grand jour, dimanche 29 octobre de 16h à 18h30, à proximité d'Annecy (74). Si vous souhaitez vous joindre, vous êtes bienvenu·e ! Demandez moi par mail les précisions nécessaires quant au lieu.
Gâteaux et boissons sont déjà prévus !

Préparation

Dimanche 19 octobre 2017

Le vélo est presque prêt. Reste à mettre à jour la transmission qui commence à être édentée après 25 ans de bons et loyaux services.
Les bagages aussi n'attendent que le départ, seulement quelques biscuits bien secs à préparer. Le dimanche 29 octobre, 16h, petit goûter de départ pour les aurevoirs, puis lundi, c'est parti !

Tenue du carnet

Les articles ci-dessous viendront au fur et à mesure des occasions que j'aurai de mettre le site à jour. Ils sont présentés du plus frais au plus ancien lorsque l'on défile vers le bas.
Bonne lecture.