Noël Geay

Noël Geay

Manger en voyage

Réchaud à alcool

Afin de voyager plus léger, j'ai choisi d'utiliser un réchaud à alcool fait-maison d'après le modèle du "P3RS" du site randonner-leger.org. C'est un réchaud fabriqué à partir d'une canette, avec pour seuls outils un cutter et une aiguille. J'ai constaté qu'il s'encrassait petit à petit à l'usage, mais je peux toujours en refaire un. Son poids de 10 grammes reste un bel avantage et le combustible, de l'alcool à brûler, est très facile à trouver où que je sois par rapport à des cartouches de gaz.

Côté pratique, ce réchaud est très sensible au vent et on ne peut pas facilement l'arrêter ou en contrôler la puissance une fois allumé. Il faut donc s'y accoutumer.
Avec du riz par exemple, il faut faire un premier plein d'alcool pour mener l'eau à ébullition, puis un second pour laisser mijoter quelques minutes. Ensuite, j'entoure ma casserole d'un tissus pour garder la chaleur accumulée et finir la cuisson comme dans une marmite norvégienne.

J'ai encore peu d'expérience mais au fur et à mesure des repas je pourrai en raconter plus.

Le saviez-vous ?

  • Le brocoli contient deux fois plus de vitamine C (110 mg / 100 g) que les oranges. C'est un des légumes qui en contient le plus. Une cuisson rapide (moins de 10 minutes à l'eau ou à la vapeur) permet de mieux préserver cette vitamine.

  • Le yaourt est souvent supporté par les personnes intolérantes au lactose.

  • Les fruits et les légumes-fruits (tomate, courgette...) ne nécessitant pas d'épluchage ainsi que les légumes feuilles (salade, blettes, épinards...) sont les végétaux apportant le plus de pesticides dans nos assiettes, d'où l'intérêt de choisir des produits non traités.

  • Les produits laitiers «conventionnels» contiennent deux fois moins d'oméga 3 à cause de l'alimentation des animaux à base d'ensillage de maïs et d'aliments concentrés très pauvres en oméga 3 par rapport à l'herbe des pâturages.

Pain

Pour commencer : le levain

Pendant l'année scolaire 2015-2016 j'ai décidé de me lancer dans la fabrication du pain à la maison. Ma mère l'a toujours fait depuis que je suis né, j'avais envie de m'y mettre à mon tour. L'occasion est venue lors du festival Salbst Gemacht à Strasbourg, losque Elke m'a offert une partie de son levain. Le levain est une pâte assez fluide et plutôt âcre, mais très précieuse car délicate à fabriquer. On se la transmet ainsi de proches en proches pour faire le pain. Désormais je n'ai plus de vie très stable géographiquement donc la panification est en pause...

«recette de base»

  • Pour un kilogramme de farine foncée, verser 10cl de levain au fond d'un grand et lourd récipient. Si la farine est claire, 5cl de levain suffisent.
  • Ajouter la farine, ainsi que 3 cuillères à café de sel et mélanger en ajoutant de l'eau tiède au fur et à mesure afin d'obtenir une pâte très épaisse et moins collante. La quantité d'eau s'avoisine d'un litre.
  • Sortir la pâte obtenue et la pétrir pendant 5 à 20 minutes sur un plan de travail. Le but est de faire entrer de l'air dedans. pour celà, on la malaxe énergiquement.
  • Remettre la pâte dans le récipient, le couvrir d'un torchon humide, et laisser reposer durant huit heures
  • Huiler des moules ou préparer une plaque de cuisson, se mouiller les mains puis prendre la pâte et la mettre dans les moules
  • Enfourner dans le four préchauffé à 200°C et laisser cuire une demi heure (selon taille des pains).
  • Démouler les pains et les remettre au four pour dix minutes
  • Sortir les pains et les laisser refroidir sur une grille couverts d'un torchon.

Premières tentatives

29 octobre - première fournée

Dans un grand récipient (saladier pour ma part, pas idéal car trop léger), j'ai couvert le fond de 7cl de levain et ajouté un kilogramme de farine T80 et trois cuillères à café de sel. Une fois la pâte prête, pétrissage de 20 minutes. Pendant les huit heures de repos, j'ai posé le saladier au dessus d'un récipient d'eau chaude pour tempérer la pâte.
Les deux pains obtenus étaient très denses mais avaient fort bon goût.

7 novembre - seconde fournée

Dans ... la bonne humeur, j'ai mis un CD de Muzsikas (groupe de musique folk hongroise). Comme le précedent pain n'avait pas bien monté, je suis passé à 10cl de levain, toujours avec la même farine. J'ai pétri avec grand entrain durat 20 minutes, laissé reposer sur eau chaude quatre heures, puis pétri à nouveau 10 minutes avant de mouler et de laisser reposer encore 3 heures. La cuisson m'a semblé très longue (une heure environs), et j'étais impressioné par la taille de mon pain : il gonflait, gonflait ! Faire un pain trop gros oblige à beaucoup cuire la croûte afin que l'intérieur soit cuit, ce qui n'est pas forcément un avantage. Au moment de démouler, comme la chair n'était pas bien cuite, j'ai eu des difficultés. J'ai l'impression que mon plat en céramique (plat à gratin) a été la cause d'une croûte épaisse dessous le pain.
Malgrés tout, le résultat est remarquable et j'en suis même fier. Des coups de ciseaux à a surface de la pâte avant enfournement ont fait de très beaux dessins dans la croûte.

12 décembre 2015 - septième fournée

Le pain va bon train, et chaque semaine le four ronronne, ça sent bon dans la maison !

26 mai 2016 - on ne compte plus

Cette semaine, c'était notre première tentative de brioche ! Une boisson de riz à la place de l'eau, un peu de sucre, de la vanille et du jaune d'œuf pour une belle croûte dorée. Le résultat n'est pas mauvais, mais ne répond pas vraiment à l'attente d'une brioche : c'est plus un pain brioché. La couleur y est mais c'est légèrement acide et moins doux que la brioche. Le beurre doit manquer, ce sera pour la semaine prochaine !

Un site de cuisine libre sur lequel je partage mes inventions :

Cuisine libre